le monde qui nous entoure est remplie de choses qui sorte du commun, à nous de savoir regarder là ou il faut et d'apprendre a interpréter ces choses ; mais somment nous seulement capable de les admettres .
La plupart d'entre nous perçoivent la Terre au-delà d'un simple amas de pierres accompagné d'une mince couche d'air, d'eau et d'organismes couvrant sa surface. Nous sentons également pour celle-ci un grand besoin d'appartenance, comme si cette Terre était notre chez-soi. Suivant cette même ligne de pensée, les Grecques des temps passés donnèrent à la Terre le nom de Gaia ou le diminutif Ge. À cette époque, la science et la théologie ne faisaient qu'un. Et la science, tant bien que moins précise, possédait une âme. Siècle après siècle, cette chaude relation se désagrégea et fut finalement remplacée par la frigidité des tuteurs d'écoles. Les sciences de la nature, n'ayant désormais aucun regard pour la vie, oublièrent de classifier les éléments non vivants, allant même jusqu'à vivisecter. Ge perdit son attribut théologique ainsi que le titre duquel les notions de géographie et de géologie étaient dérivées. Enfin, il semble y avoir des signes de changements. La science redevient holistique, redécouvre son âme et la théologie, transportée par des forces oecuméniques, commence à comprendre que Gaia ne peut être sous-divisée par convenance académique et que Ge signifie bien plus qu'un simple préfixe. Cette nouvelle prise de conscience provient du questionnement du passé et du futur, et nous permet maintenant de voir la Terre de l'espace. La vision de cette splendide sphère blanche tachetée de bleu nous émut tous, bien qu'à présent cette vision soit presque clichée. Celle-ci arrive même à éveiller les yeux de notre esprit, comme un voyage loin de notre chez-soi élargit les perspectives de notre tendresse pour ceux qui nous manquent. Le premier impact de ce voyage fut un désir avide à s'interroger, donné aux premiers astronautes et à nous, partageant nerveusement cette unique expérience avec eux devant notre téléviseur ;en même temps, la Terre était vue d'un autre endroit par l'objectif regard de la méthode scientifique. Ces constructions semblaient plutôt incroyables à nos yeux. Néanmoins, ce sont elles qui nous ont aussi envoyé les images qui nous ont permis de percevoir la Terre comme une étrange et magnifique anomalie. Elles ont démontré que notre planète contient les mêmes éléments que Mars et Vénus dans des proportions similaires. En revanche, elles ont aussi révélé que nos planètes voisines étaient désertes, dénudées et dans cette perspective, d'autant plus différentes de la Terre qu'un arbuste est d'un cailloux. Nous comprenons maintenant que l'air, l'océan et le sol sont bien plus qu'un simple environnement indépendant des organismes vivants. Ils font eux-mêmes partie de la vie. Par conséquent, l'air est pour la vie ce que la fourrure est pour un chat ou ce que le nid est pour un oiseau. N'étant pas vivants, ils sont néanmoins conçus par les organismes vivants pour se protéger contre un monde autrement hostile. Ainsi, pour toute vie sur Terre, l'air est une protection contre les froides profondeurs et dangereuses radiations de l'espace. L'idée d'interaction entre l'air, le sol, l'eau et la vie sur Terre n'a rien d'anormal. Toutefois, il a fallu un regard de l'extérieur pour percevoir la possibilité que cette combinaison puisse consister d'un géant système vivant et d'un autre capable de maintenir cette planète dans un état favorable pour la vie qui s'y développe. Une entité comprenant une planète entière avec une puissante capacité à régulariser le climat mérite un nom qui lui est propre. C'est l'écrivain William Golding qui suggéra le nom Gaia. Nous avons accepté sa proposition avec enthousiasme et celle-ci est également le titre donné à l'hypothèse scientifique postulant que le climat et la composition de la Terre doivent toujours demeurer près d'un point optimum, quels que soient les organismes qui la peuplent. Les évidences amassées et supportant la théorie de Gaia sont à présent considérables. Toutefois,comme c'est souvent le cas en science, celles-ci sont moins importantes que leur utilité, qui agit comme un miroir où l'on voit le monde sous un autre angle et qui nous force à nous poser de nouvelles questions quant à la nature de la Terre. Si nous sommes tous des créatures, grandes ou petites, de la bactérie jusqu'à la baleine, faisant partie de Gaia, nous sommes alors tous potentiellement importants pour son bien-être. Nous savons au fond de nous-mêmes que la destruction d'une série d'espèces est un acte immoral, mais maintenant nous savons pourquoi. Nous ne pouvons plus légèrement regretter le passage des baleines bleues, d'un papillon vert, pas même d'un virus. En éliminant l'un d'eux de la Terre, c'est une partie de nous que nous annihilons, car nous sommes également une partie de Gaia.