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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 01:42

 

bug2-antifer.jpg

 

Bonjour, ou bonsoir pour ceux qui sont encore sur l'ordi!

J'ai 16 ans, et je pense pas être comme tous les autres! C'est ptete marrant ce que je dis, mais franchement... Depuis tout petit, je m'interresse à l'évantualité d'une autre vie.. Bref, je pense avoir vu 2 ovnis, mais pas le meme jour. Le 1er fut en France. J'étais sur le balcon, il faisait beau, je regardais les oiseaux perchés sur les fils électriques. Puis ils partent, c'est alors que je vois une boule blanche. Ce n'etait pas un avion, car c'était rond, et j'ai essayé de voir si il y avait d'autres lumières. Rien. Le seul truc, c'est que ca ne bougeait pas, c'était loin, mais je suppose de taille grande, ca disparaissait, et puis ca revenait.. Et ca pendant pas mal de temps. Et puis le 2eme OVNI. J'étais en Allemagne, au Nord. C'était une soirée. J'aime pas trop ca alors je m'allonge tout seul sur la pelouse, quelques nuages mais ca allait. Et je regarda les étoiles comme souvent. ( les personnes je pensent comme moi, regardent souvent les étoiles) je voit un avion passer. Et au bout d'aller, 30-45 minutes ( tt seul c long) j'apercois, un objet. Il volait. Alors j'essaie de voir les lumières comme celles des avions. Rien. La seule couleur était orange je pense. Ou en tout cas, roagne rouge. Sa vitesse était presque celle d'un avion de chasse. Il n'y avait ps de bruit. Je le suit des yeux, et puis pouf, j'ai à peine eu le temps de voir l'accélération. Il est partit. Et bête comme je suis je l'ai dis aux autres, ils ont rigolé. Comme le font les personnes qui ne croient pas les personnes légèrement différentes qui pensent aux autres choses. C'est mon premier témoignage, enfin, la c'est une bible !!

voila, J'éspère au moins que vous croyez un mec de 16 ans...

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 01:37

http://s.tf1.fr/mmdia/i/56/7/photo-d-ovni-faite-en-1990-en-belgique-l-objet-volant-etait-en-fait-10504567dfpcu_1713.jpg?v=1

 

Voici mon  témoignage:

le 23 Mars 1990 à  21H30 je conduisais ma voiture à Exincourt dans le Doubs et j'étais accompagné de mon (ex)épouse et de nos deux filles (l'une d'elles dormait)quand j'ai apperçu des clignotements dans le ciel à haute altitude à ma gauche (sud);je pensais que c'était un avion;soudain les clignotements ont cesé et nous avons pu appercevoir un globe orange puis deux globes vert et rouge qui se balançaient autour du globe orange;j'ai pensé toujours à un avion,mais le globe orange c'est éteint et les deux globes vert et rouge ont commancé à  se centrer par rapport à mon véhicule à descendre en zig zag vers le milieu en face de notre voiture,en se balançant en va et vien;j'ai donc pensé que cet "avion" nous prenait pour cible et qu'il allait se poser sur la route face à nous.

J'ai donc arrête de rouler et curieusement il n'y avait personne sur la route;laissant le moteur allumé,j'ai pu observer l'engin qui se rapprochait de nous;au bout d'une ou deux minutes nous avons pu observer un triangle gris noir avec trois alvéoles aux angles,et un rougeoiement au centre pareil à de la braise;l'engin étant parvenu près de notre véhicule,j'étais stupéfait,et ai commencé à fixer la luimière verte qui était une boulle d'un genre de plasma

juste face à mon parbrise,les deux autres lumières étaient aussi des boules de plasma mais beaucoup moins nettes,l'une rouge à ma gauche,et la orange au dessus du triangle;l'objet a fait une sorte de sur place,puis est reparti au dessus de notre voiture en décrivant un angle droit ! il avançais lentement et sans aucun bruit (le toit ouvrant de notre voiture opel senator était ouvert);il a donc pivoté et est parti surla droite de nous à l'ouest puis a disparu derrière les immeubles.

Nous étions en fait en pein milieu de la route a l'arrêt et il n'y navait aucune circulation.Nous nous sommes parlés et avons confirmés avoir vu le triangle,moi,

mon épouse et notre fillette;nous étions très calmes,comme hypnotisés par le phénomène qui venait de se produire;puis nous avons reprise la route.

Arrivés à un rond point,j'ai vu un flash vert à ma doite dans le ciel et  j'ai alors pensé que cet engin continuait de se mouvoire dans le ciel;j'ai fait demi tour et ai cherché un lieu en surplomb de la plaine ,puis arrivés sur une petite coline d'ou nous pouvions observer la vallée,jai arrêté la voiture en laissant le moteur et les phares allumés;au bout de quelqes minutes,nous avons vu arriver face au véhicule au dessus de la plaine à presque à notre niveau d'altitude,la boule verte

qui se rapprochait lentement de nous en en silence;j'ai fait un appel de phare,et

la boule s'est rétractée pour devenir orange,puis a regressé et redevenant verte,car elle s'était arrêtée d'avancer,a recommancer de se rapprocher de nous,

ma femme a eu très peur et s'est cachée sous la boite à gants ,j'ai refait u n appel de phare,de nouveau en s'arrêtant dans le vide,la boule a grossi et devenait orange,puis elle a biffurqué vers la droite et a finalement fait marche

arrière pour repartir tout doucement vers l'horizon d'ou elle était venue et de disparaitre lentement.

Quelques jours plus tard,nous avons entendu parler de la vague belge et nous en avons parlé à la presse,et nous avons appris qu'un jeune garçon de Beaume les Dames (dans la direction d'ou venait l'engin à environ 40 Km) avait observé vers 21H30 le triangle qui planait sur sur la petite ville.

J'ai été interrogé par des ufologues et des journalistes et je n'en ai plus jamais parlé.

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 20:15


je lance cette rebrique pour que tout le monde puisse  partager son éxpèrience .
Quel soit du domaine de l'Ufologie ou du paranormal.
Donc je commence le premier
 


 Mercredi 18 mars 2009 au alentour de 21h, j'étais sur la route morlaix landivisiau, le ciel était trés dégager et on voyaient bien les étoiles dans le ciel .
ils y avait quelques avions dans le ciel.
je continue a rouler quand tout a coup je vis un point lumineux orangé dans le ciel et j'ai imédiatement pensser que c'était une étoiles , sauf qu'en faite elle se déplacais de droite a gauche donc je me dis que c'était surement un avion .
Je refixe la route ( j'étais sur la voix express ), puis rejette un coup d'oeil rapide et revois un object similaire, meme couleur meme vitesse mais qui allais dans lautre sens , c'est a dire de gauche a droite .
Et la sa commence a m'intriguer , tout en regardans la route , je jette de brefs coups d'oeils vers l'object en essayant d'appercevoir des feux de position, tipique des avions, sous cette lumiere mais rien.
Quand tout a coup, tout en regardant cette lumière, elle changa de trajectoir quasi instentanément OO, n'en croyant pas mes yeux je pris immédiatement la prochaine sortie ( landivisiau ) pour pouvoir m'arretez et pouvoir la regarder sans risques mais elle avait disparu.
Etants en retart je n'est pas trop trainer mais sur le chemin du retour on pouvais voir d'autres lumières qui se confondaient avec les étoiles et qui ne ce distingaient que par leur couleurs mais aucune ne semblais anormal mise a part le faite quelles etaient plusieurs dans le ciel et quelle semblaient suivre leurs propre trajectoir , comme des avions de ligne . 

PS : poster vos témoignages dans les commentaires




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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 11:08

Voici le réçit de Gérard Carsant sur les événements étranges qu’il à passé dans une vieille batisse ; réçit raconter pour un journaliste du ” Parisien ” …


I
l y a quelques mois, après une randonnée en forêt de Fontainebleau, nous faisons halte dans un joli village où nous tombons en arrêt devant un magnifique bâtiment ancien portant un écriteau : “A Vendre”.

Pour nous, c’est le coup de foudre.
Certes, le corps de ferme semble bien délabré et il faudra d’importants travaux pour le rendre habitable. Mais notre amour des vieilles pierres nous incite à nous enquérir du prix.
Nous trouvons le gîte et le couvert non loin de là, au café-hôtel de la place. Ma femme se renseigne auprès de l’aubergiste depuis combien de temps la maison est à vendre et quel en est le propriétaire.

Notre hôte nous regarde, intrigué.

- Vous m’êtes sympathiques! Alors si je peux vous donner un conseil, laissez tomber! C’est une affaire pourrie! La bicoque est hantée! Cette remarque nous ferait plutôt sourire. Professeurs tous deux, d’esprit cartésien, les histoires de maisons hantées ne nous impressionnent guère.

Mis en confiance, il nous en dit davantage:

- Cette ferme est impossible à habiter! Au siècle dernier déjà, il paraît que les animaux devenaient cinglés et y mouraient comme des mouches! Un éleveur célibataire, plus téméraire que les autres, s’y installa et aménagea un modeste logement au-dessus de l’écurie. En trois ans il devint fou, comme ses chevaux. D’après son arrière petite-nièce, qui vit toujours à la maison de retraite, l’eau du puits devenait rouge les nuits de pleine lune et les poutres, de la maison saignaient… - Oh! dis-je alléché par ce parfum de mystère, quelle belle légende.


Vous ne me croyez pas?

L’aubergiste me lança un regard curieux.
- Vous ne me croyez pas ?
- Si ! Si ! A qui appartient la maison à présent?
- Depuis la guerre, cinq ou six propriétaires se sont succédés là-dedans! Dans les années soixante, des beatniks louèrent l’endroit pour y établir une sorte de communauté de marginaux, et c’était devenu un véritable bordel jusqu’à ce qu’une des filles se soit pendue et que la police ait nettoyé leur porcherie. Ensuite, ce sont des Parisiens qui vinrent y camper durant le week-end. Ils vivaient dans une vieille caravane installée dans la grange. On les retrouva morts dans la forêt, tués par des chevrotines. Puis ce fut un couple d’Anglais, amateurs de chevaux. Le mari mourut d’un coup de sabot en pleine poitrine. Il y eut encore deux autres propriétaires, toujours des étrangers, car personne dans la région n’était assez fou pour acquérir cette ruine maudite. Enfin, c’est Dany qui a racheté le tout pour une bouchée de pain afin d’y entreposer des vieilles voitures. Lui ne croyait pas à toutes ces diableries.

Combustion spontanée :

Or, au cours d’un weekend de la Pentecôte, ses guimbardes de collection ont brûlé !
- Brûlé?
- Oui brûlé!
- Malveillance criminelle?
- Non! Combustion spontanée ont conclu les experts! Le curieux c’est que la grange n’a pas été touchée! A part les guimbardes et le matériel agricole, rien n’a cramé! Le curé de l’époque, le père Barrioux, voyait la main du diable là-dessous, et il demanda à son évêque la permission d’exorciser les bâtiments pour le bien du voisinage!
- C’est une histoire incroyable!
- Et ce n’est pas tout! Trois mois plus Lard, Dany mourut sur la route, renversé par un chauffard. En fait, tous ceux qui ont habité la ferme depuis cent ans ont connu une mort suspecte ou devinrent fous. Ce n’est pas une blague, la ferme porte malheur!


Qui en est le propriétaire aujourd’hui?

Je revins à la charge:
- Mais qui en est aujourd’hui le propriétaire?
- On ne sait trop! La fille de Dany est morte sans enfant et intestat. On dit qu’il existerait une ribambelle de petits cousins à se partager cette ruine. C’est Maître C. qui est chargé de la succession!
Samedi matin, l’étude du notaire fonctionnait.
Je m’y rendis dès l’ouverture, et demai à visiter la “ferme”.
Un clerc pressé me confia les clés, prétextant d’un travail urgent pour ne pas nous accompagner.

Nous tombons sous le charme :
Bras-dessus, bras-dessous, nous arrivons devant la demeure. Sa beauté et le parfum de légende qui l’entoure nous émeut. Pourtant, Jacqueline et moi ne sommes ni émotifs ni croyants. Ce qui nous attirait dans cette vieille bâtisse, c’était l’harmonie incroyable de son architecture, le mystère émouvant de ses pierres blondes. Tout en elle était parfait. Nous admirons en silence la vaste toiture en jolies tuiles de Bourgogne, la porte de la grange en voûte soulignée par deux contreforts de pierre de Château-Landon, l’imposant escalier à balustre accédant de guingois à une porte en plein cîntre, le four à pain aussi haut qu’une toure incorporé à la façade.

Une glycine centenaire se lovait le long des cornières, répandant à profusion ses grappes parfumées.
Ici et là, un rosier aux fleurs à l’ancienne jaillissait entre les pavés mal assemblés et jetait des feux de couleur vive sur la patine du vieux puits.


Tous ceux qui ont habité la ferme :

Tous ceux qui ont habité la ferme depuis plus de 100 ans ont connu une mort suspecte ou sont devenus fous…
Notre visite commença par la grange. Vingt mètres de long sur dix de large. Issu des murs épais d’un mètre se déployait un appareil de poutres impressionnant rayonnant en bouquet au-dessus de nos têtes.
Une chouette hulotte s’enfuit en poussant des cris d’effroi par une ouverture du toit. Suspendues aux solives, des chauves-souris énormes, dérangées dans leur sommeil, se balançaient en agitant, leurs ailes gluantes.


Ma femme pousse un cri :

Nous étions là, bouche bée, à admirer cette grange-cathédrale, lorsque ma femme bondit en arrière, en poussant un cri.
- Mon Dieu!
Je regardai la main rougie qu’elle tendait vers moi. On eût dit qu’elle venait de tremper son avant-bras dans du sang.
Nous refluons vers la porte et là, au soleil, nous examinons la chose avec calme. Bien que du coude à l’extrémité de ses doigts son membre parût saigner, Jacqueline ne portait aucune blessure. Je courus tirer un seau d’eau à la margelle du puits et je lavai le bras de mon épouse.
J’eus de la peine à dissoudre les mystérieuses taches poisseuses, mais au bout de cinq minutes il n’y paraissait plus.
Nous visitons alors l’habitation proprement dite, découvrons une pièce avec une cheminée, une cusinière de fonte à l’ancienne, quelques pauvres meubles sans âge recouverts de poussière.
A l’étage, des chambres aux proportions magnifiques, avec un mobilier disparate et complètement déglingué, des chaises dépaillées, des fauteuils écroulés, des tables bancales. Disséminés partout, d’immenses placards aux portes de chêne finement moulurées.
Notre visite terminée, notre coup de foudre pour ces vieilles pierres demeure, malgré l’incident bizarre. Nous rapportons les clés à l’étude et demandons au clerc le prix de la propriété.
- Cent cinquante mille francs. Vingt-trois mille euros. En l’état. Fantômes inclus! nous précise le tabellion, pince sans rire.
Ce n’était pas un mauvais prix. Evidemment, “en l’état” la maison était inhabitable. Mais ma femme et moi aimions bricoler. Retaper cette vieille bâtisse ne nous faisait pas peur.


Nous signons la promesse de vente :

Après vingt-quatre heures de réflexion, nous allâmes signer la promesse de vente. Deux mois plus tard, à la veille des vacances d’été, nous nous installions dans la demeure avec lits de camp, sacs de couchage et réchaud de camping.
La grande aventure de la restauration commençait. Et les emmerdes aussi.
Dès la première nuit nous ne pûmes trouver le sommeil. Des bruits étranges, furtifs, des frôlements, des craquements, des courants d’air glacés nous tinrent éveillés. Nous n’en attaquons pas moins les travaux, faisons venir un entrepreneur pour le gros oeuvre et les travaux de plomberie et d’électricité.
Au bout d’une semaine, ma femme et moi avons perdu plusieurs kilos.
Comme il faisait très beau, nous décidons de dresser une tente dans le jardin et de camper dehors. Bien nous en prit car le sommeil revint. Mais, coup sur coup, plusieurs incidents retardèrent nos travaux.
L’artisan plombier qui venait à peine de terminer la canalisation raccordant la ferme au tout-à-l’égoût tomba malade, et son compagnon abandonna le chantier pour retourner au Portugal. Deux autres entreprises déclarèrent forfait. A la mi-juillet, nous avions déjà dépensé la moitié de nos économies sans que les travaux fussent très avancés.


Nous ne nous laissons pas décourager :

Nous ne nous laissons pas décourager. Et c’est pratiquement sans aide que nous achevons le raccordement, faisant courageusement tout nous-même. L’eau courante et l’électricité installés nous permettent d’aménager WC., salle de bains et cuisine.
Trois chambres, bibliothèque et salon sont retapés dans la foulée, les pierres jointoyées et les poutres grattées.
A la fin août, notre ferme est enfin devenue à peu près habitable. Nous sommes plutôt fiers de notre ferme hantée et de notre travail de restauration.
Pour fêter ça, nous organisons une petite réception pour les amis.
Le soir du 31 août, une bonne douzaine de copains sont là avec femmes et enfants. Le temps est magnifique. L’air doux. La glycine et les roses embaument. Musique, rires, buffet campagnard, barbecue et bonne humeur.


Un violent orage :

Vers dix heures, soudain, dans un ciel sans nuages, un violent orage éclate. Le vent se lève, féroce et tourbillonnant, renversant les tables tandis qu’une pluie diluvienne déclenche le sauve-qui-peut.
Nous nous réfugions tous dans la maison, autour du feu qui pétille dans la cheminée et la fête continue, avec un peu moins d’exubérance.
Vers une heure du matin, nos amis profitent de l’accalmie pour sauter dans leurs voitures et rentrer chez eux. Nous nous couchons tard, après avoir lavé la vaisselle et tout remis en ordre.
Durant la nuit l’orage continue à tourner au-dessus du village, zébrant le ciel d’éclairs blancs auxquels succèdent de violents coups de tonnerre. La sirène des voitures de pompiers ne cesse pas de hululer.

Nous ne fermons pas l’oeil de la nuit :

Ma femme et moi ne fermons pas l’oeil de la nuit. Les craquements du plancher, des gémissements, un bruit de pas dans le grenier” nous tiennent éveillés. Au petit jour, je me lève pour faire le café.
Mon épouse me suit et, à peine avons nous atteint la cuisine qu’elle pousse un cri.
Des interstices des parois de la vaste pièce commune suinte un liquide rouge et visqueux maculant nos belles pierres blondes amoureusement restaurées, tandis que sur le sol, des centaines de vers de terre sortent des murs rampant sur le carrelage.Le spectacle est effrayant.


Nous rentrons à Paris :

Jacqueline, pourtant dotée d’un caractère solide, éclate en sanglots et, en pleine crise de nerfs, claque des dents prise de violents tremblements.
Nous rentrons à Paris le jour-même, Jacqueline refusant de rester une heure de plus dans cette maison hantée. Mon épouse achèvera ses vacances chez ses parents.
Têtu, je retourne à la Ferme et, en quinze jours de travail acharné, je répare les dégâts et j’achève de restaurer la maison.
J’en étais à débarrasser la belle cave voûtée des tonnes de vieilleries qui l’encombraient, lorsque je découvre une porte de fer sertie dans la pierre.

J’explore le souterrain :

Comme elle n’a ni gonds, poignée ou serrure, j’eus les pires difficultés à l’ouvrir. Le panneau rouillé semble littéralement enchâssé dans la paroi.
Une fois descellée, une exhalaison méphitique souffle ses miasmes à mon visage. Je recule épouvanté par l’odeur. Mais je reviens à la charge, torche en main et mouchoir humide sur le nez.
Un couloir s’enfonce en pente douce sous la maison, et me conduit dans une sorte de crypte souterraine, aux murs partiellement écroulés, où, à la lueur de ma lampe, je vois un vieux crucifix de cuivre au Christ cloué la tête en bas! A ses pieds, je découvre avec horreur plusieurs squelettes d’enfants.
Secoué, je rebrousse chemin à personne car je ne tiens pas à ce que les journaux s’emparent de cette affaire. Mais voulant en avoir le coeur net, je profitai de mes heures de loisir pour compulser les archives de la mairie et de la cure du village.
Après des semaines d’obstination, ce fut aux archives du département que je découvris le pot aux roses.
Notre ferme appartenait jadis à deux soeurs accusées de sorcellerie.
Brûlées vives voici trois siècles, elles refusèrent d’avouer sous la torture, ce qu’elles avaient fait des dépouilles des enfants sacrifiés au cours de leurs messes noires.”

Je ne parle de ma découverte à personne :

Je vous l’ai dit, je ne suis ni croyant ni superstitieux. J’ai toujours pensé jusque là que ces histoires de sorcellerie dissimulaient ni plus ni moins que de sordides querelles de clocher moyenâgeuses.
Heureusement, je n’avais parlé à personne de ma découverte.
Mais que faire; maintenant? Dès que je m’assoupissais après une harrassante journée de travail, les “phénomènes” reprenaient J’avais beau être libre penseur, il était devenu tout à fait évident pour moi qu’il y avait une relation de cause à effet entre les squelettes qui gisaient sous notre maison et les manifestations démoniaques auxquelles j’assistais.
Comment faire pour me débarrasser de cette “malédiction”?


Je rends visite au curé :

Bien que j’éprouvasse une forte répugnance à cette démarche, je me décidai tout de même à rendre visite au vieux curé de notre paroisse.
Le brave homme me reçut avec simplicité à son presbytère, et il écouta mon histoire sans trop d’étonnement.
Il me promet de venir sur place, se rendre compte. Très tôt le lendemain, il arrive par la porte arrière de notre propriété et m’accompagne à la cave.
Il constate que je ne lui ai pas menti. Devant le Christ retourné, il se signe dévotement à plusieurs reprises, en murmurant une prière latine. Il s’agenouille ensuite devant les ossements fort bien conservés qu’il examine méticuleusement, en véritable archéologue.
Il se relève, prend son missel, son encensoir et ses vêtements sacerdotaux dont il se revêt. Il exécute alors avec une émouvante simplicité le rituel latin de la messe des morts.
Sont-ce les circonstances, l’heure et le lieu de cette cérémonie insolite? Toujours est-il que je me sens ému. Une sorte de jubilation monte en moi, une joie inconnue m’envahit…
Deux mois plus tard, à la veille des vacances d’été, nous nous installions dans la demeure… Avant de quitter l’ossuaire, le prêtre détache le Christ profané et le remplace par un petit crucifix sulpicien qu’il bénit avant de le suspendre au vieux clou rouillé fiché dans la paroi.
- Vous pouvez murer l’ossuaire maintenant, leurs âmes sont en paix auprès du Seigneur. Vous, aussi, mon fils, allez en paix, et que la paix du Christ vous accompagne! Je murai la crypte, remis le battant de métal dans son scellement et le revêtis d’une garniture de vieilles pierres.
Dès lors tout rentra dans l’ordre et il n’y eut plus jamais de manifestations insolites.
Peut-être notre ferme avait-elle été construite à l’emplacement de la maison des soeurs Vaillant, deux sorcières brûlées vives au 16e siècle après un procès sordide, et dont j’avais trouvé les minutes aux archives de Fontainebleau ?

source :
http://www.leblogdeletrange.com/

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